Année 2006 - Repères historiques - Evénements météo marquants de l'année
Un grand merci au site meteo-paris qui recense ces événements.


19 janvier : Après une période de douceur prolongée de quelques jours et surtout d'importantes chutes de neige, des avalanches se produisent sur le nord des ALPES, jusqu'en ISERE. On dénombre 3 morts.

Le 22 janvier : une puissante vague de froid concerne L'EUROPE DE L'EST et menace la FRANCE - les températures descendent aux alentours de -30° en Pologne, -35 en UKRAINE ainsi qu'en RUSSIE européenne, faisant plusieurs centaines de morts. Le 25 janvier, des chutes de neige commencent à se produire dans le nord-est de la FRANCE puis la moitié du pays est affectée le 26 janvier (du NORD-EST au CENTRE et à la Région Lyonnaise). Ces chutes de neige intéresse la région PACA, y compris la COTE D'AZUR en soirée. Le 27 janvier, le froid s'impose partout - la température ne dépasse pas les 0° sur une grande moitié nord avec un maxi de -6° à Strasbourg et -3 à -5° sur les régions du nord et du nord-est (dont l'IDF) - d'importantes chutes de neige ont lieu dans l'axe rhodanien où il tombe entre 10 et 30 cm. Le 28 janvier, de très fortes précipitations ont lieu sur un arc de cercle allant des régions méditerranéennes à la façade atlantique - il s'agit de neige dans l'intérieure et de pluie près des côtes méditerranéennes, hormis sur le ROUSSILLON où d'abondantes chutes de neige ont lieu jusque sur le littoral - on mesure près de 20 cm entre PERPIGNAN, TOULOUSE et LIMOGES - 15 à 50 cm entre Lyon et MONTELIMAR - 3 à 10 cm du POITOU-CHARENTES à la BRETAGNE. Mais c'est surtout le département de L'AVEYRON et les zones limitrophes qui sont touchées avec près d'un mètre de neige jusqu'à 500 m d'altitude !! 40 bergeries s'effondrent - Une tempête se déclenche par ailleurs sur les plateaux du MASSIF-CENTRAL et les PREALPES (115 km/h à CHAMROUSSE et 122 km/h à VAL-THORENS). Le 29 janvier, le froid régresse vers le sud-ouest mais de fortes chutes de neige ont toujours lieu sur le sud de L'AQUITAINE et des pluies verglaçantes paralysent le sud du département du TARN où 9000 foyers sont privés d'électricité - ces coupures d'électricité se poursuivent pendant 3 jours. 20 000 foyers sont également privés d'électricité dans L'AUDE en raison de la neige et des inondations - 1 homme se noie dans la crue du LIBRON, dans L'HERAULT.

Au début du mois de février, le temps se calme mais l'anticyclone maintient le froid dans les basses couches de l'atmosphère. Les 2 et 3 février sont des journées très froides. Comme la grisaille ne se dissipe pas, les températures maximales restent largement inférieures à 0° du bassin parisien au nord-est à la région RHONE-ALPES. Le 3 février, il ne fait pas plus de -2 à 3° en région parisienne, -4 à -5° dans le nord-est, -2° dans le lyonnais. En revanche, le temps est très doux en montagne ainsi que sur les régions méditerranéennes. Le 1er février, il fait par exemple 22° à BORMES Les MIMOSAS et le 2 février, 15° à MENDE (contre 0° à CLERMONT-FERRAND).

Le 12 février, confrontée à l'air froid qui recouvre une grande partie de L'EUROPE CONTINENTALE, la perturbation en provenance des ILES-BRITANNIQUES provoque de la neige sur le NORD-PAS De CALAIS et l'est de la PICARDIE. Ces chutes de neige concernent ensuite une partie de L'ILE-DE-FRANCE, la CHAMPAGNE-ARDENNES et la BOURGOGNE dans la nuit du 12 au 13.02.

Après un épisode très perturbé et temporairement plus doux vers la mi-février (très localement 120 mm de pluie sur le 06 et vent de 107 km/h à BIARRITZ dans la journée du dimanche 19 février), le temps redevient froid par la suite. Entre l'après-midi du 23 et la matinée du 24 février, une petite dépression longe la Manche et provoque de la neige sur tout le nord-ouest. On mesure en général, 1 à 3 cm sur NPC, PICARDIE, NORMANDIE et BRETAGNE mais jusqu'à 10 cm sur le PERCHE et 8 cm dans le centre de la BRETAGNE. Quelques flocons jusque sur PARIS.

Mardi 28 février, le courant s'oriente au nord-ouest et devient plus perturbé. Quelques chutes de neige se produisent sur un grand quart nord-est, jusqu'en IDF et en PICARDIE. On mesure 1 à 8 cm de l'IDF à la FRANCHE-COMTE mais il ne s'agit que de pluie et neige mêlées. Cette perturbation est suivie par des giboulées de neige sur presque la moitié de la France et de nouvelles chutes de neige plus conséquentes se produisent dans le nord-ouest en soirée (1 à 3 cm en NORMANDIE, PICARDIE, IDF puis CHAMPAGNE et NORD-EST).

Le 3 mars, une dépression circule de la Bretagne à l'IDF, aux régions du nord. D'abondantes chutes de neige ont lieu au nord de cette dépression, c'est-à-dire sur la NORMANDIE, la PICARDIE, le nord du VAL-D'OISE, la CHAMPAGNE-ARDENNES, le nord de la LORRAINE et de L'ALSACE - on mesure 5 à 10 cm voire davantage. D'autres chutes de neige ont lieu en soirée sur le LOIRET, le sud de la CHAMPAGNE, le nord de la BOURGOGNE et le nord de la LORRAINE.

Le 4 mars, la zone de conflit se déplace vers le sud - d'abondantes chutes de neige se produisent en BRETAGNE, PAYS DE LA LOIRE, POITOU-CHARENTE, CENTRE (sud de la LOIRE), BOURGOGNE, sud de la LORRAINE, ALSACE, FRANCHE COMTE - dans la soirée, la neige gagne le nord de L'AQUITAINE, le LIMOUSIN, le nord de la région RHONE-ALPES. Dans le même temps, la température dépasse 13° sur toute la moitié sud de la France et le contraste avec les régions plus au nord est très impressionnant - il fait jusqu'à 18/20° en AQUITAINE et à l'ouest de la région MIDI-PYRENEES. La neige gagne d'ailleurs ces 2 régions dans la nuit du 4 au 5 où la baisse des températures atteint 15 à 18° ! Les chutes de neige se poursuivent dans l'est et il tombe jusqu'à 60 à 70 cm en 24h et pratiquement en plaine sur le territoire de BELFORT, une partie de la HAUTE-SAONE, le sud de l'Alsace, le DOUBS où le toit d'un bâtiment s'effondre. On mesure 10 à 15 cm dans la Vienne, 20 cm au nord du MASSIF-CENTRAL, 25 à 30 cm à DIJON, 35 cm au CREUSOT... Des centaines d'automobilistes sont pris au piège en arrivant dans les stations des Alpes du nord, notamment aux MENUIRES et à VAL-THORENS. Des avalanches se déclenchent et le risque est maximum.

Le 5 mars, la tramontane et le mistral se déchaînent. Des rafales à plus de 150 km/h se produisent sur le ROUSSILLON (170 km/h au CAP BEAR) - on mesure 135 km/h à LEUCATE, 130 km/h à NARBONNE...4300 foyers sont privés d'électricité.

Dans la nuit du 11 au 12 mars, de très fortes pluies se produisent sur les Pyrénées-Atlantiques - il tombe 60 à 80 mm en 24h en Béarn et en Pays basque. Ces pluies se sont accompagnées d'un vent violent d'ouest allant jusqu'à 111 km/h à SOCOA, près de SAINT-JEAN-DE-LUZ. Cet épisode pluvieux se conjugue avec un fort risque d'avalanche en montagne. En raison des inondations, jusqu'à 32.000 personnes sont privées d'électricité. Une coulée de boue traverse une maison à SAINT-ETIENNE de BAÏGORRY, et une autre à LASSEUBE. Le réseau secondaire du Béarn est coupé en de nombreux endroits par des inondations. Une cinquantaine de touristes ont été bloqués en début de nuit dans leurs voitures sur la route d'accès à la station de ski de LA PIERRE SAINT-MARTIN.

Le 11 mars et après quelques jours de redoux et de temps très perturbé et très pluvieux, les cours d'eau du DOUBS débordent en raison de la fonte des neiges. Une tornade provoque d'importants dégâts sur la commune des ECHELLES (SAVOIE).

Le dimanche 12 mars, de l'air très froid envahit tout le nord et l'est du pays - les températures maximales atteignent 0 à -2° dans le nord-est. Le mistral souffle jusqu'à 110 km/h à MARSEILLE et 115 km/h à TOULON. Le 13 mars, les températures minimales atteignent -18 à -19° au nord de L'ALLEMAGNE - en FRANCE, il fait -5 à -8° sur toute la moitié est.

Lundi 20 mars au soir, une cellule orageuse liée à un centre dépressionnaire provoque des dégâts près de BREST - 500 foyers sont privés de courant. EDF parlait toutefois d'un "événement mineur".

Mardi 21 mars, de l'air froid déjà présent depuis quelques jours sur L'EUROPE DU NORD, s'infiltre sur un tiers nord de la FRANCE. Le contraste de températures est important entre Paris où il ne fait pas plus de 3° l'après-midi et BOURGES, où l'on dépasse les 16°. Quelques chutes de neige ont lieu sur le NORD-PAS DE CALAIS et le département de L'AISNE.

Mercredi 22 mars, une perturbation remonte vers le NORD. Confrontée à l'air froid, elle provoque des chutes de neige (notamment en matinée) sur le Calvados, l'Orne, une partie du COTENTIN, L'EURE, l'EURE-ET-LOIR et une partie de l'IDF (hors agglomération). On mesure localement plus de 5 cm sur les collines de NORMANDIE et la BEAUCE.

Dimanche 26 mars : le printemps arrive enfin...Les températures sont comprises entre 20 et 25° sur toutes les régions situées au sud de la Loire (hormis le littoral Méditerranéen) - on atteint 27° à PAU et MONT-DE-MARSAN et l'on se baigne sur la côte basque.

Lundi 27 mars : le temps reste très doux mais plus perturbé - la première vague orageuse de la saison, touche le pays. De violents orages éclatent sur le sud-ouest, le nord et le nord-est où les chutes de grêle sont parfois importantes. De violentes rafales de vent (80 à 100 km/h) balayent les régions du NORD-OUEST.

Mercredi 5 avril : Une perturbation circule des PAYS DE LA LOIRE aux REGIONS DE L'EST. En contact avec l'air froid qui descend sur toute la moitié nord, la pluie se transforme en neige sur une partie de la BOURGOGNE, la FRANCHE-COMTE et le sud de L'ALSACE - on mesure 5cm à partir de 200 m d'altitude sur le sud du HAUT-RHIN, le TERRITOIRE DE BELFORT et le DOUBS.

Du 24 au 26 avril : le temps est particulièrement chaud près de la MEDITERRANEE, notamment sur la BASSE VALLEE DU RHONE où les températures atteignent quotidiennement 26 à 28° - le mois d'avril 2006 sera d'ailleurs un mois très chaud sur ces régions avec un excédent thermique de 2 à 3°.

Dimanche 30 avril : les gelées sont fréquentes en matinée, notamment sur le Centre ainsi que du nord-est au MASSIF-CENTRAL. Les températures minimales atteignent -3° à AURILLAC, LUXEUIL-LES-BAINS, -2° à ST GEOIRS, le Puy, Orléans, ST-DIZIER et -1° à Chartres. De fortes averses parfois orageuses se produisent sur le NORD-PAS DE CALAIS, la PICARDIE et les ARDENNES. La neige apparaît jusqu'en plaine sur le nord de la LORRAINE, les ARDENNES, et une partie du NORD-PAS-DE-CALAIS.

A partir du 2 mai, la tendance s'inverse très brutalement - le 3 mai les températures atteignent ou dépassent 25° sur une grande partie de la France - il s'agit du 1er épisode estival de la saison - le 4 mai, les 26° sont atteints ou dépassés sur le 1/3 des stations avec une moyenne de 25° sur la France et des pointes à 27°. La chaleur s'estompe lentement par la suite mais les orages prennent le relais. Ils sont parfois violents le samedi 6 mai, lorsqu'une zone se forme des PYRENEES au MASSIF CENTRAL et au NORD-PAS-DE-CALAIS. Il tombe parfois l'équivalent d'un mois de précipitations en une journée sur le sud de la région MIDI-PYRENEES, le LOIRET, L'ESSONNE, le VAL-DE-MARNE, la SEINE-ET-MARNE et la Somme (pour ne citer que quelques exemples). Des inondations éclair sont parfois observées notamment autour de PARIS. Voici quelques valeurs de précipitations : 32 mm en 1 h à ROISSY, 30 mm en 30 minutes à MEAUX (77), 60 mm à NANGIS (77) avec grêle, 47 mm en 2h à ABBEVILLE (80), 55 mm à PAMIERS (09).

Les 8, 9 et 10 mai, sont des journées particulièrement froides dans les ALPES où d'importantes chutes de neige ont lieu au-dessus de 800 à 1300m - le 9 mai, la température ne dépasse pas 8 à 9° en LORRAINE et 11 à 12° en IDF.

Le samedi 13 mai, une nouvelle vague orageuse traverse la FRANCE - de violents orages éclatent dans le courant de l'après-midi en Ile-de-France - ils sont particulièrement forts sur le plateau de ST-QUENTIN en YVELINES, les HAUTS DE SEINE, la SEINE-ST-DENIS et l'est immédiat de PARIS - en revanche, la ligne de grain se scinde en deux lorsqu'elle passe sur PARIS. D'autres violents orages sont localisés sur le PUY DE DOME et le nord de L'ALSACE.

Mardi 16 mai : Le temps reste très orageux, notamment sur la partie centrale de la FRANCE. Plusieurs lignes de grains accompagnées d'une activité électrique intense, d'importantes chutes de grêle et de violentes rafales de vent balayent successivement le POITOU-CHARENTES (notamment COGNAC), le nord du LIMOUSIN et de L'AUVERGNE (notamment THIERS) puis une partie de la région RHONE-ALPES. On constate de gros dégâts dans certains secteurs.

Mercredi 17 mai : De l'air très chaud concerne temporairement un grand quart sud-ouest où les températures dépassent 30°. On atteint 33° à Pau et 34° à MONT-DE-MARSAN.

Samedi 20 mai : Une dépression assez creuse (985 hpa) circule très rapidement sur le sud DES ILES BRITANNIQUES, occasionnant un temps très mouvementé sur quasiment tout le pays. Sur les régions du nord, les vents atteignent en général 80 à 110 km/h sur le littoral comme dans les terres avec des pointes à 126 km/h au CAP DE LA HEVE, 104 km/h à MELUN. Quelques arbres sont déracinés jusque dans PARIS où les parcs ferment au public.

Dimanche 28 mai : Les températures atteignent des valeurs très élevées sur le ROUSSILLON, LA BASSE VALLEE DU RHONE et le VAR avec des Pointes à 35/36°. Des records sont battus.

A partir du lundi 29 mai, la situation change radicalement. Un flux de nord s'établit et les températures sont en chute libre. Le maximum du froid est atteint les 30 et 31 mai où les températures ne dépassent pas 15° sur toute la moitié est de la FRANCE. Le 30, en enregistre seulement 11° à LILLE et REIMS, 12° à METZ et ROUEN, 15° à Paris. Il neige à partir de 800m sur les VOSGES et le JURA, 1000 à 1200m sur les ALPES. Des averses de grésil sont signalées en BELGIQUE, dans les ARDENNES, sur les plateaux du nord-est et à GRENOBLE.

Jeudi 1er juin, les températures minimales sont très basses, notamment sur le CENTRE, les PAYS DE LA LOIRE, L'ILE-DE-FRANCE et la NORMANDIE. Le record pour un mois de juin est battu à ORLY (3°1 contre 3°2 le 4 juin 1975), à ORLEANS (0°8 contre 1°9 le 2 juin 1962), à NANTES (3°8 - record du 3 juin 1975 égalé), à AUCH (2°6 contre 3°6 le 6 juin 1986). Des gelées sous abri sont localement observées en Eure et Loire ainsi que dans le Loir-et-Cher (-0°2 à ROMORANTIN). Dans la soirée, la neige se mêle à la pluie à GERARDMER (600m).

Vendredi 2 juin, les températures restent basses sur la moitié est. Il fait 0 à 1° sous abri, en CHAMPAGNE (0°9 à REIMS). La CORSE connaît un temps exceptionnellement froid et perturbé. Sous les orages, les températures s'abaissent à 13° sur la côte et la neige fait son apparition au-dessus de 1100 m d'altitude !

A partir du 5 juin, le temps s'améliore, notamment dans l'ouest.

Le 9 juin, la période de temps très ensoleillé et vraiment très agréable (ciel bleu limpide) se poursuit dans l'ouest et gagne peu à peu le reste de la France. Les températures atteignent des niveaux très élevés en BRETAGNE et sur toute la façade atlantique avec 29° à BREST (record quotidien) et 32° à ST-NAZAIRE, NIORT, DAX et bien d'autres villes... Du 11 au 13 juin, on dépasse 30° sur plus de la moitié du pays avec quelques pointes à 34 ou 35°, notamment dans le sud-ouest (33 à 34° en ILE-DE-FRANCE). Le lendemain, les températures baissent de 11° en 24h sur la NORMANDIE. Les 14 et 15 juin, la fraîcheur s'installe dans le nord, contrastant avec la chaleur de la moitié sud (14° à LILLE contre 32° à CLERMONT-FERRAND). Le 13 juin à 17h30, la foudre endommage un poste d'aiguillage qui commande la signalisation dans la SOMME. 39 trains sont retardés entre LILLE et PARIS.

Le 16 juin, un violent courant de sud-ouest en altitude fait remonter du sable du Sahara jusque sur le sud-est de la FRANCE. Le ciel prend un aspect jaunâtre, notamment vers GRENOBLE où l'on signale de la pluie de boue.

Le 19 juin au soir, une cellule orageuse à caractère tropical se développe sur la région MIDI-PYRENEES. De gros dégâts sont signalés dans le TARN-ET-GARONNE où des milliers d'arbres sont déracinés. Certains d'entre eux tombent sur des maisons et les occupants sont relogés.

Le 20 juin, un coup de chaleur se produit sur CORSE. Le Sirocco fait grimper la température à plus de 35° en fin de matinée, à AJACCIO.